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LOVE. HURT. REPEAT.
Quinze ans aprĂšs le premier album « Time for a change », et fort de l'expĂ©rience de deux autres (« Elephanz » 2017, et « Rien de personnel » 2023), ELEPHANZ revient aujourd'hui avec un quatriĂšme album qui fleure les premiĂšres amours, celles quâon chante en cri du cĆur les main serrĂ©es sur une guitare. « Love. Hurt. Repeat. » raconte en dix chansons un retour Ă soi, comme on rentre Ă la maison aprĂšs des annĂ©es Ă courir le monde, pour se rendre compte que tout ce dont on avait besoin pour se connaĂźtre Ă©tait dĂ©jĂ sur la ligne de dĂ©part. Pour que vous compreniez ce que me fait ressentir ce nouvel album, jâaimerais vous raconter ma rencontre avec Jon et Max en 2009, quand je suis devenu le bassiste du groupe. Il y a seize ans donc, je dĂ©couvrais ces deux garçons, et partais dans leur Kangoo familial faire ma toute premiĂšre tournĂ©e. Au fil de nos premiĂšres rĂ©pĂ©titions autour du piano de leur enfance, je dĂ©couvrais leur amour pour la musique pop dans toute sa transversalitĂ©, toujours en quĂȘte des harmonies et des mĂ©lodies qui touchent le plus simplement au cĆur et vous adoucissent les peines au passage. J'apprenais avec eux Ă apprĂ©cier les tubes mainstream que je boudais jusqu'Ă prĂ©sent par principe, et dĂ©couvrais l'art exigent de la mĂ©lodie, en les Ă©coutant chanter l'amour et l'amitiĂ© Ă coup de catch phrases impossibles Ă oublier. En dĂ©couvrant aujourd'hui certaines chansons de leur nouvel album, je repense Ă ces deux jeunes hommes au look rock des grandes villes, enfermĂ©s dans le salon de leur maison familiale, qui ne parlaient que de partir de cette campagne ennuyeuse pour vivre la grande vie Ă la capitale (Streets of rage). Ce que j'avais pu prendre Ă l'Ă©poque pour de l'esprit de revanche sur l'environnement hostile de leur adolescence, n'Ă©tait en fait qu'un besoin presque vital de trouver sa place auprĂšs d'autres personnes, se sentir compris pour se sentir bien dans ses bottines. Aujourd'hui, je les retrouve avec la mĂȘme guitare et le mĂȘme Juno bon marchĂ© qu'Ă lâĂ©poque, mais le geste assurĂ© par des annĂ©es de concerts, d'Ă©criture, de rencontres de studio, d'expĂ©rimentations en tout genre. La musique de ce quatriĂšme album n'a jamais Ă©tĂ© aussi proche de celle des tous dĂ©buts, mais les voix, elles, se sont libĂ©rĂ©es. Elles ne chantent plus ce qu'ils rĂȘvaient d'ĂȘtre mais bien ceux qu'ils ont toujours Ă©tĂ©, leurs prĂ©occupations les plus lointaines, parfois mĂȘme les plus sombres, mais toujours pour y trouver la lumiĂšre. C'est comme sâil avait fallu Ă ELEPHANZ faire un tour complet du monde pour retomber nez-Ă -nez avec eux-mĂȘmes. Il n'y a plus honte Ă ĂȘtre qui on est, et c'est mĂȘme le meilleur moyen de se comprendre, exister et se panser. Panser les deuils et les amours dĂ©chirantes, comprendre lâenfant quâon a Ă©tĂ©, et celle qui l'a portĂ© (Mother), se pardonner et finalement parvenir Ă sâaimer. C'est ce qui rend ce disque aussi sensible que puissant et troublant de vĂ©ritĂ©, il a Ă©tĂ© Ă©crit et enregistrĂ© comme un cri, live, en quelques semaines seulement et avec
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Quinze ans aprĂšs le premier album « Time for a change », et fort de l'expĂ©rience de deux autres (« Elephanz » 2017, et « Rien de personnel » 2023), ELEPHANZ revient aujourd'hui avec un quatriĂšme album qui fleure les premiĂšres amours, celles quâon chante en cri du cĆur les main serrĂ©es sur une guitare. « Love. Hurt. Repeat. » raconte en dix chansons un retour Ă soi, comme on rentre Ă la maison aprĂšs des annĂ©es Ă courir le monde, pour se rendre compte que tout ce dont on avait besoin pour se connaĂźtre Ă©tait dĂ©jĂ sur la ligne de dĂ©part. Pour que vous compreniez ce que me fait ressentir ce nouvel album, jâaimerais vous raconter ma rencontre avec Jon et Max en 2009, quand je suis devenu le bassiste du groupe. Il y a seize ans donc, je dĂ©couvrais ces deux garçons, et partais dans leur Kangoo familial faire ma toute premiĂšre tournĂ©e. Au fil de nos premiĂšres rĂ©pĂ©titions autour du piano de leur enfance, je dĂ©couvrais leur amour pour la musique pop dans toute sa transversalitĂ©, toujours en quĂȘte des harmonies et des mĂ©lodies qui touchent le plus simplement au cĆur et vous adoucissent les peines au passage. J'apprenais avec eux Ă apprĂ©cier les tubes mainstream que je boudais jusqu'Ă prĂ©sent par principe, et dĂ©couvrais l'art exigent de la mĂ©lodie, en les Ă©coutant chanter l'amour et l'amitiĂ© Ă coup de catch phrases impossibles Ă oublier. En dĂ©couvrant aujourd'hui certaines chansons de leur nouvel album, je repense Ă ces deux jeunes hommes au look rock des grandes villes, enfermĂ©s dans le salon de leur maison familiale, qui ne parlaient que de partir de cette campagne ennuyeuse pour vivre la grande vie Ă la capitale (Streets of rage). Ce que j'avais pu prendre Ă l'Ă©poque pour de l'esprit de revanche sur l'environnement hostile de leur adolescence, n'Ă©tait en fait qu'un besoin presque vital de trouver sa place auprĂšs d'autres personnes, se sentir compris pour se sentir bien dans ses bottines. Aujourd'hui, je les retrouve avec la mĂȘme guitare et le mĂȘme Juno bon marchĂ© qu'Ă lâĂ©poque, mais le geste assurĂ© par des annĂ©es de concerts, d'Ă©criture, de rencontres de studio, d'expĂ©rimentations en tout genre. La musique de ce quatriĂšme album n'a jamais Ă©tĂ© aussi proche de celle des tous dĂ©buts, mais les voix, elles, se sont libĂ©rĂ©es. Elles ne chantent plus ce qu'ils rĂȘvaient d'ĂȘtre mais bien ceux qu'ils ont toujours Ă©tĂ©, leurs prĂ©occupations les plus lointaines, parfois mĂȘme les plus sombres, mais toujours pour y trouver la lumiĂšre. C'est comme sâil avait fallu Ă ELEPHANZ faire un tour complet du monde pour retomber nez-Ă -nez avec eux-mĂȘmes. Il n'y a plus honte Ă ĂȘtre qui on est, et c'est mĂȘme le meilleur moyen de se comprendre, exister et se panser. Panser les deuils et les amours dĂ©chirantes, comprendre lâenfant quâon a Ă©tĂ©, et celle qui l'a portĂ© (Mother), se pardonner et finalement parvenir Ă sâaimer. C'est ce qui rend ce disque aussi sensible que puissant et troublant de vĂ©ritĂ©, il a Ă©tĂ© Ă©crit et enregistrĂ© comme un cri, live, en quelques semaines seulement et avec














